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Littérature arabe

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    La structure de la langue arabe est bien adaptée pour une structure harmonieuse des mots, avec des rimes et des rythmes élaborés. La première littérature connue émergea en Arabie du nord environ en l'an 500 et prenait la forme de poésie récitée à voix haute, mémorisée et transmise d'une génération à l'autre. Elle commença à être écrite vers la fin du VIIème siècle. Les poèmes les plus célèbres de la période préislamique étaient connus comme le mu'allaqat ("le suspendu") dont la réputation était telle qu'ils étaient suffisamment éclatants pour être accrochés aux murs de la Ka'Ba à la Mecque (Makkah).

    La prose :

    La naissance de la prose arabe comme forme littéraire est attribuée à la classe des secrétaires perse qui servait les califes d'Abbasside (750-1256) à Bagdad. Ibn al-Muqaffa' (mort en 757) qui s'était converti à l'Islam traduisit les œuvres classiques persanes en arabe. Il devint célèbre comme auteur de Kalila et Dimna, une série de fables didactiques dans laquelle deux chacals donnaient du conseil de morale et pratique.

    Les origines du roman arabe moderne peuvent se dessiner comme un long processus de renouveau et d'assimilation culturels, se rapportant en arabe à la Nahada ou Renaissance. La caractéristique de cette période est d'avoir deux tendances distinctes. Le mouvement néoclassique chercha à redécouvrir les traditions littéraires du passé et fut influencé par les genres littéraires comme la maqama et les Mille et une nuits. En contraste, le mouvement moderniste commença à traduire les œuvres occidentales, d'abord des romans, en arabe.

    Des auteurs individuels en Syrie, au Liban et en Égypte créèrent des œuvres originales en imitant la classique maqama. Celle qui ressort le plus est al-Mawilhi, dont le livre, "The Hadith of Issa ibn Hisham", critique la société égyptienne dans la période de Muhammad Ali. Cette œuvre constitue le premier palier dans le développement du roman moderne arabe. Cette tendance se poursuivit avec Georgy Zeidan, un écrivain libanais chrétien qui immigra avec sa famille en Égypte après les émeutes de Damas en 1860. Au début du XXème siècle, Zidan fit une série de ses romans historiques dans le journal égyptien al-Hala. Ces romans furent extrêmement populaires, particulièrement en comparaison avec les travaux d'al-Mawilhi, en raison de la clarté de la langue, d'une structure simple et d'une vive imagination de l'auteur. Deux autres écrivains importants de cette période furent Khalil Gibran et Mihail Naima, qui tous deux introduisent des méditations philosophiques dans leurs travaux.

    Cependant, les critiques littéraires ne considèrent pas les œuvres de ces quatre auteurs comme de vrais romans, mais plutôt comme des indications de la forme que le roman moderne devrait adopter. Beaucoup de ces critiques désignent Zind, un roman de Muhammad Hasnin Heikhal comme le premier véritable roman de langue arabe, tandis que d'autres citent Adraa Denshawi de Muhammad Taher Haki comme le premier véritable roman.

    La poésie :

    Les mesures normalement utilisées furent d'abord codifiées au VIIIème siècle par al-Khalil bin Ahmad et ont changé un peu depuis. La mesure (wazn) est basée sur la longueur des syllabes plutôt que par les accents toniques. Une syllabe courte est une consonante suivie d'une voyelle courte. Une syllabe longue est une consonne avec voyelle suivie soit par une consonne sans voyelle soit par une voyelle longue. Un signe de nunnation à la fin d'un mot rend aussi la syllabe finale longue. Dans la poésie arabe, chaque vers (bayt; abyat) est divisée en deux moitiés (shatr; shatrayn).

    La rime (qafiya) est simplement déterminée par la dernière consonne d'un. Dans la rime des mots, la nunnation est sautée, comme (quelques fois) la voyelle finale. Quand la voyelle finale est fatha ("a" bref), ce doit être utilisé de façon insistante à chaque rime - bien que kasra ("i" bref) et damma ("u" bref) soient interchangeables. Si une voyelle longue précède la dernière syllabe d'une rime, elle devient aussi partie de la rime. De façon similaire, ya ("i" long) et waw ("u" long) sont interchangeables mais alif (utilisé comme "a" long) ne l'est pas. Parce que les voyelles courtes sont généralement considérées comme longues quand elles arrivent à la fin d'un vers, les voyelles qui apparaissent brèves dans leur forme écrite riment aussi avec leurs voyelles longues correspondantes -c'est la prononciation, non pas l'écrit, qui compte.

    L'écrivain arabe du XXème siècle le plus marquant est Naguib Mahfouz, un romancier égyptien, auteur de théâtre et de cinéma qui gagna le prix Nobel de littérature en 1988. D'autres auteurs marquants d'Égypte - qui a été pendant longtemps le centre culturel du monde arabe - comprend Taha Hussein, Tawfiq al-Hakim et M. Hussein Heikal.

    Un certain nombre d'écrivains modernes ont aussi émergé du Maghreb (Afrique du nord), bien que beaucoup d'entre eux écrivent en français plutôt qu'en arabe.




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